L'expert des relations

sociales et syndicales

Pages retrouvées : en 1937, Hyacinthe Dubreuil... (4)

Le socialisme des français?

Avec la fin de l'été, voici l'ultime apparition de cette rubrique, avec le 4ème et dernier sujet abordé par l'auteur dans sa " lettre aux travailleurs français ".


Deux mots d’Histoire d’abord, avant que je n’entre plus directement dans le vif de mon sujet. Deux mots qui serviront à rappeler aux travailleurs français qu’ils peuvent, eux, revendiquer la paternité d’un véritable " socialisme national ", sans avoir besoin d’un dictateur pour leur en dicter la doctrine. Car il existe chez nous, et je vais essayer de le montrer rapidement, une tradition socialiste qui correspond profondément à l’esprit des ouvriers et des paysans de ce pays, et brille dans notre Histoire comme une des ex-pressions les plus pures du génie français.

Après la grande secousse intellectuelle de la Révolution française, voici qu’une nouvelle orientation de la pensée politique découvre le " problème social ". L’écrivain Saint-Simon déclare le premier que l’objectif principal d’un système de gouvernement doit être l’amélioration physique et morale de l’existence de tous les citoyens, et notamment de ceux de la classe la plus nombreuse.

Grande pensée destinée à se répercuter par la suite en longues résonances dans de nombreux esprits.

A cette pensée, Saint-Simon ajoute, par un procédé renouvelé des Évangiles, une Parabole que tout Français devrait aujourd’hui savoir par cœur. (...)

Saint-Simon y suppose que par suite d’un malheureux accident succombent ensemble une série de personnages représentatifs qui dominent la Société, sans y jouer véritablement d’autre rôle que celui d’un décor. Hautes fonctions sans utilité certaine et palpable, titres " honorifiques " sans valeur réelle ni responsabilité pratique...

Bien sûr, écrit Saint-Simon, tous les Français seraient affligés d’un tel malheur, mais, malgré tout, ses conséquences pour la nation n’iraient pas plus loin que celles des accidents qu’on trouve ordinairement dans les faits-divers. Dès le lendemain des funérailles, la vie continuerait comme auparavant.

Symétriquement à ce tableau, Saint-Simon suppose alors une autre catastrophe, dans laquelle périraient ensemble les cinquante hommes les plus capables que l’on compte dans toutes les activités qui sont les plus nécessaires à notre vie économique et sociale. C’est-à-dire l’élite qui forme l’armature indispensable de la nation.

Naturellement un tel malheur aurait une autre importance que le premier, et Saint-Simon n’a pas de peine à montrer, par cette ingénieuse allégorie, quels sont les hommes dont dépend réellement notre vie de chaque jour.

Cependant, pas plus aujourd’hui qu’à l’époque où écrivait Saint-Simon, ces diverses " compétences " n’occupent, dans l’administration de la société, le rôle que leur savoir particulier les désigne naturellement à jouer. Comme au temps de Saint-Simon, des personnages représentatifs sans capacité réelle continuent à assurer " le gouvernement des hommes ".

Or, l’honneur historique de ce vieux précurseur du socialisme français restera d’avoir nettement indiqué qu’au gouvernement des hommes il faut substituer " l’administration des choses " en confiant cette administration à ceux qui possèdent les capacités correspondantes à chaque nécessité de notre vie économique.

Saint-Simon ne se borne d’ailleurs pas à poser le problème social de cette manière. Il s’efforce de le résoudre, et nous fournit des formules qui contribueront certainement un jour à dissiper le désordre économique et social.

Il faut, dit-il, que chacun contribue à la production selon ses capacités. Il faut ensuite répartir le produit du travail commun en le distribuant à chacun selon l’importance de l’effort qu’il a accompli... (...)

J’insiste seulement sur un point que je prie le lecteur de garder en mémoire : Dans cette apparition du socialisme français se remarque nettement une préoccupation principale, que nous retrouverons sans cesse chez les socialistes de ce pays qui ont sincèrement réfléchi depuis sur ce même " problème social " : la préoccupation d’une organisation rationnelle et équitable du travail.

Nous allons retrouver tout de suite une orientation identique dans la pensée d’un autre " utopiste ", très différent de Saint-Simon, et qui fut Charles Fourier.

Le premier - c’est aussi une gloire française ! - il a osé affirmer que le travail n’est pas une punition, mais qu’au contraire, et bien entendu sous certaines conditions de liberté, ce pourrait être une joie... C’est lui qui a osé employer l’expression de " travail attrayant ".

Et ne croyez pas qu’il vise par là telle ou telle occupation réputée agréable dans l’état actuel de notre vie sociale. Non, il comprend sous ce terme toutes les formes de l’activité productive par lesquelles nous devons faire face à tous nos besoins. C’est-à-dire tout le travail...

Quelle audace ! Et comme ce rêve est loin de notre triste réalité. Mais cela ne décourage pas Fourier qui, le premier aussi, attire l’attention du monde sur la nécessité de répartir les tâches de production, non seulement d’après la force et les aptitudes physiques des hommes, mais encore d’après leurs préférences sentimentales et leurs aptitudes psychologiques.

On sait que je résume rapidement. Mais comme pour Saint-Simon, j’insiste, et d’ailleurs le lecteur l’observera de lui-même, sur le caractère fondamental de l’effort de Fourier : Toute son attention est également concentrée sur le problème de l’organisation du travail.

Je passe alors sur de plus obscurs combattants de la lutte contre le désordre et la misère, et j’arrive ainsi au plus français, si cela est possible, de ceux qui ont scrute le problème social. Le plus grand homme de la plus glorieuse période de notre histoire sociale et de la Révolution de 1848 : Proudhon.

En effet, pour la première fois, un soulèvement populaire visait, et si maladroitement que cela pu être, à l’établissement de la justice, et Proudhon fut l’un des grands acteurs de cette Révolution. Un acteur peu compris d’ailleurs, pas plus que ne l’avaient été Saint-Simon et Fourier. (...)

Mais Proudhon n’en répandit pas moins à travers cette époque historique des écrits qui restent comme les pages les plus lumineuses qui aient été écrites sur les problèmes avec lesquels nous sommes encore aux prises. Raillant ceux qui ont peur de la Révolution du désordre, il leur donnait aussi un avertissement salutaire, encore valable pour ceux qui craignent cette Révolution, toujours menaçante devant nous : " La meilleure manière d’éviter la Révolution, c’est de la faire ". C’est-à-dire de prendre l’initiative d’organiser la vie dans la justice. Et dans cet admirable livre qui a pour titre " Idée Générale de la Révolution ", il énonçait une série de vérités qui sont toujours actuelles, notamment quand il y enseignait aux Français qu’ils ont tort d’attendre le salut de l’État, mais doivent au contraire s’organiser, groupe social par groupe social, pour faire leurs affaires eux-mêmes, sans compter sur l’inefficace machinerie politique qui repose sur une conception erronée de la démocratie.

Car le suffrage universel, tel qu’il fonctionne encore, ne donne aux citoyens qu’une illusion de souveraineté.

"A moins que la démocratie ne soit un leurre, disait Proudhon, et la souveraineté du peuple une dérision, il faut admettre que chaque citoyen dans le ressort de son industrie, chaque conseil municipal, départemental ou provincial sur son territoire, est le représentant naturel et seul légitime du souverain ; qu’en conséquence chaque localité doit agir directement et par elle-même dans la gestion des intérêts qu’elle embrasse, et exercer à leur égard la plénitude de la souveraineté. Le Peuple n’est autre chose que l’union organique de volontés individuellement libres et souveraines, qui peuvent et doivent se concerter, mais s’abdiquer jamais. C’est dans l’harmonie de leurs intérêts que cette union doit être cherchée, non dans une centralisation factice qui, loin d’exprimer la volonté collective, n’exprime que l’aliénation des volontés particulières ".

C’est sur la base de ces pensées que les Français pouvaient commencer à organiser leur vie et leur travail dans la liberté. Car la formule fédérale permet de tout ordonner de façon logique, que ce soit pour l’administration du territoire, ou pour l’organisation du travail et de la vie économique.

Mais pour que ce travail s’accomplisse, il faudrait, disait Proudhon, que tous les citoyens prennent eux-mêmes leurs responsabilités dans l’étendue entière de l’activité sociale. Autrement dit, ils devraient saisir la réalité du pouvoir dans la diversité infinie de ses formes et de ses manifestations.

C’est à ce moment de l’effort de Proudhon que survint Marx, avec sa théorie de la " lutte de classes ", jusque là à peu près absente de l’effort français pour la justice.

Une différence capitale apparut alors, et qu’il est absolument nécessaire de comprendre. En effet, si l’on observe avec soin le caractère essentiel du socialisme français d’avant Marx, on le trouvera dominé par le sentiment le plus fécond qui ait jamais animé les hommes et qui est l’amour, c’est-à-dire le sentiment profond de la solidarité et de la fraternité humaines.

C’est l’amour qui est en réalité au-dessous des méditations de Saint-Simon. S’il en fallait une preuve décisive, il suffirait de se reporter à ses préoccupations relatives à l’idée religieuse. C’est l’idée de l’amour qui gît au fond des conceptions d’universelle harmonie de Fourier. C’est l’amour qui soutient l’effort de Proudhon et inspire ses plus fulgurantes apostrophes...

Depuis, on a insufflé au peuple de France des sentiments qui lui avaient toujours été étrangers : l’envie et la haine.

Au contraire des conceptions sociales organiques élaborées par les socialistes français, un principe dualiste fut proclamé, affirmant la division de la société en deux classes rigidement séparées. Ce fut le moment où furent lancées les formules célèbres : " Travailleurs de tous les pays, unissez-vous ". Puis : " L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ".

Paroles que les disciples de Marx exploitèrent depuis pour entretenir une terrible équivoque. Car à partir de cette époque les ouvriers oublièrent largement les problèmes du travail pour s’orienter vers la conquête politique de l’État, supposé capable de dispenser ensuite le bonheur à tous les citoyens par l’effet d’un pouvoir magique. Terrible équivoque ai-je dit.

En effet, depuis Marx, d’habiles personnages, qui répètent bruyamment que l’émancipation des travailleurs sera leur œuvre propre, se livrent en réalité avec cette formule à une véritable escroquerie intellectuelle. Car ils ajoutent que, grâce au suffrage universel, les travailleurs n’ont qu’à déléguer leurs pouvoirs à des représentants qui agissent dans l’État afin d’en faire l’instrument merveilleux du progrès social.

Ainsi l’action ouvrière s’est trouvée canalisée vers le bavardage parlementaire.

Et pour quels résultats, c’est ce qu’il importe de voir.

Quand les socialistes français répétaient avec obstination qu’il fallait s’occuper directement des problèmes du travail, ils appelaient en réalité les travailleurs à la conquête d’une certaine intelligence des questions que pose le fonctionnement des entreprises et de l’économie. Ils les conviaient à s’intéresser au travail et à y acquérir la compétence qui est indispensable à toute gestion. En fait, les poussant vers la réalité de l’action, ils les poussaient en même temps dans le domaine où ils pouvaient graduellement accéder à l’éducation que seule donne l’action.

Remarquez-le maintenant, c’est ce qui fut compris par les syndicalistes de la période 1900-1914, qui étaient les véritables héritiers de la tradition socialiste française.

Ayant peu de foi dans le pouvoir magique de l’État pour faire leur bonheur, les syndicalistes - d’"Avant-guerre ", comme on dit - enseignaient au contraire aux travailleurs la nécessité de l’action directe.

Des journalistes ignorants ou malintentionnés essayèrent alors de faire croire que l’action directe voulait dire : emploi de la violence. C’était faux. L’action directe, à laquelle les travailleurs devraient revenir, signifie que les ouvriers de chaque métier ou de chaque industrie doivent résoudre directement les questions qui sont propres à leur métier ou à leur industrie. L’action directe, c’est l’action corporative, qui s’adapte aux besoins et circonstances variés qui gouvernent la vie du travail.

C’est dans le but de poursuivre cette action que les syndicats furent créés, c’est-à-dire des organismes à but professionnel et économique. Mais non politique. Seulement, tous ceux qui rêvent de conquérir le pouvoir de l’État - soi-disant au nom des travailleurs - ont toujours considéré avec méfiance et avec mépris, sinon avec haine, les institutions créées par les travailleurs eux-mêmes, et par lesquelles ces travailleurs prétendaient résoudre directement les questions du travail.

Au nom de Marx, et avec tous les moyens dont peuvent disposer des " intellectuels " habiles à écrire et à parler, ils réussirent à effacer largement la féconde pensée de l’action directe. D’ailleurs, l’action directe exige de durs efforts. Elle fait aussi comprendre que rien ne s’acquiert par des moyens miraculeux, mais qu’il y faut du temps et de la peine. Enfin, conduisant les travailleurs à organiser leurs propres institutions, elle leur fait en même temps comprendre comment l’émancipation des travailleurs peut être réellement l’œuvre des travailleurs eux-mêmes, et non celle de représentants parlementaires.

Hélas, sous l’effort des " intellectuels " de la politique, les ouvriers se sont largement détournés de l’action directe, et par une malheureuse application de la loi du moindre effort, ils ont préféré remettre le soin de leur bonheur à ceux qui ont su le lui promettre avec tant d’éloquence.

L’État devait tout résoudre... à la place des " travailleurs eux-mêmes ".

Mais regardons aujourd’hui où cette attitude a pu conduire. Car il est arrivé que des disciples de Marx ont pu conquérir le pouvoir, ou tout au moins cette apparence du pouvoir que possède l’État.

L’État, en effet, est surtout une institution politique. Mais le travail, et tout ce qui constitue la réalité matérielle de la vie, c’est le domaine de l’économie. Domaine complexe, dans lequel il ne suffit pas de savoir parler ou écrire, mais où il faut savoir administrer, c’est-à-dire agir.

Il n’est point besoin d’être grand clerc pour comprendre que l’habileté oratoire ou littéraire qui est si précieuse en politique ne vaut rien dans le domaine économique.

Les braves travailleurs qui ont cru qu’il suffirait de s’emparer du pouvoir politique s’en sont bien aperçus, et s’en aperçoivent encore, hélas, quand ils ont vu leurs mandataires impuissants à résoudre les problèmes " du travail, du pain et de la liberté ". Des difficultés économiques terribles, en ce pays et en d’autres ont fait éclater l’incompétence et l’impuissance des " conquérants de l’État ", lorsque ceux-ci ont tenu en main à leur tour les " leviers de commande ".

C’est alors qu’en ce moment de danger social, au milieu du désordre d’une société où le principe essentiel de l’ordre - l’amour a été exclu, nous voyons chaque jour des gens bien intentionnés qui vont répétant, en se frappant la poitrine, qu’il faut faire régner l’union entre les Français. Mais ceux qui proclament ainsi la nécessité de l’union ne s’aperçoivent pas qu’ils ne font que répéter un terme creux s’il ne s’appuie sur un état d’équilibre honnêtement organisé entre des intérêts qui sont aujourd’hui contradictoires.

Pour que disparaissent la haine et l’envie, il faut simplement donner à chacun son dû comme le voulait Saint-Simon. C’est-à-dire qu’il faut éclaircir cette idée d’union, afin de voir comment il serait possible de la faire passer pratiquement dans la réalité. Autrement, prêcher l’union à des gens que des intérêts divisent, c’est proprement prêcher l’union entre le loup et l’agneau.

L’union parfaite règne lorsqu’un groupe est bien organisé. L’organisation est alors la traduction en faits de l’idéal théorique inclus dans le mot union. Dans une entreprise bien organisée, où tous les intérêts en présence sont équitablement compensés, l’union règne. Une armée cohérente, convenablement hiérarchisée, animée d’un esprit unanime, est unie. Chacun peut voir ainsi autour de soi des exemples de cette union organisée qu’il est devenu nécessaire d’introduire dans l’ensemble de la vie sociale.

Travailleurs français de tout ordre, vous occupez précisément dans la vie du pays une place de premier plan, et les plus graves responsabilités pèsent aujourd’hui sur vous Je dis travailleurs français de tout ordre, car le mot de travailleur, limité au sens " ouvrier ", ne saurait plus suffire à représenter les combattants de l’armée du Travail, l’armée qui lutte chaque jour contre la Faim. Le travailleur n’est pas seulement l’ouvrier. C’est l’ingénieur, le comptable, l’employé, le fermier et le chef d’industrie, le marin et le capitaine de vaisseau, tous ceux qui arrachent à la Nature ce qui est Utile...

A tous, je déclare aujourd’hui : L’invasion néfaste du socialisme allemand nous a fait perdre plus d’un demi-siècle dans les stériles sentiers de la politique. Mais aujourd’hui, en présence des malheurs qui nous menacent, il est de la plus haute importance, pour notre existence même, de revenir aux traditions du socialisme français, c’est-à-dire de nous remettre, courageusement et honnêtement, à l’examen direct des problèmes du travail, dont l’influence fatale de Marx détourna notre esprit.

L’instant est grave. Si grave que je pense que l’action sociale qui s’est poursuivie jusqu’ici dans ce pays est arrivée devant un véritable tournant historique. Je l’ai déjà déclaré ailleurs, sans avoir réussi à me faire entendre. Mais je le répéterai inlassablement : II va falloir, de gré ou de force, choisir entre deux doctrines. Ou revenir à la tradition du socialisme français, ou continuer à se heurter contre des obstacles qui ne cesseront de grandir.

Je vous appelle donc, travailleurs mes frères, à faire aujourd’hui un choix solennel entre deux pensées dont la différence fait tout le drame de la situation actuelle de la France.

Ou bien vous continuerez à baser votre action sur une théorie d’importation étrangère, celle de la lutte des classes, qui s’est écroulée dans le propre pays qui l’a vue naître. Ou bien vous reviendrez à notre tradition Socialiste nationale, si lucidement centrée autour du problème essentiel qui nous impose de vivre en travaillant ; et par conséquent de savoir comment et pour qui nous allons travailler.

Sans doute, et grossièrement considérée, la vie sociale nous montre que les uns possèdent tout et les autres rien.

Mais, en y réfléchissant bien, la situation n’est pas aussi simple.

Ouvrier, même sans le sou en poche, il n’est pas vrai que je ne possède rien. Et la preuve c’est que celui qui possède tout, en apparence, s’efforce d’obtenir quelque chose de moi, c’est-à-dire mon travail. Alors, en vérité, je suis riche de cette puissance de travail, de ce savoir précieux et indispensable que je tiens de mon métier. Et comme celui qui, soi-disant, possède tout, ne peut rien sans moi, entre nous deux la partie n’est pas égale. En vérité je suis son maître. Oui, le travail est le maître... A condition que les " travailleurs " de tout ordre sachent organiser leur activité dans la justice.

Par conséquent, notre tâche n’est point de "revendiquer " haineusement contre celui qui possède, mais d’organiser rationnellement le combat commun contre le Désordre et la Nécessité.

 

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