L'expert des relations

sociales et syndicales

Vu ... pas vu sur le Net

1/ Deux observations d’ensemble :

a/ Plusieurs sites on été remis à neuf en ce premier trimestre 2002 : ceux de Force ouvrière, de la CGT, de la Confédération paysanne, du Courant syndicaliste révolutionnaire, de la Gauche communiste révolutionnaire, du R@S, de l’UIMM. Cet important travail de modernisation des sites internet souligne l’importance grandissante de ce mode de communication dans l’action syndicale, associative, professionnelle, politique.

b/ La manifestation syndicale organisée le 14 mars 2002 à Barcelone, à la veille du Conseil européen des 15 et 16 Mars, a réuni, à l’initiative de la confédéation Européenne des syndicats, quelques 100 000 personnes (selon les organisateurs). La sélection de cet évènement par les syndicats membres de la CES est très variable d’un pays à l’autre. Si les syndicats belges et français en ont rendu compte, les sites des syndicats des autres pays européens se sont montrés beaucoup plus discret.

2/ Les sites français

2.1/ Force ouvrière

Le site Force ouvrière (www.force-ouvriere.fr) remis à neuf s’est structuré d’une manière beaucoup plus professionnelle autour des rubriques suivantes :
- Épargne salariale
- Chiffres utiles
- SOS Impôts
- Spécial Retraites et une rubrique historique : « Ce jour là...le »

L’éditorial mis en ligne le 18 mars (à 16 :58) porte sur :EDF-GDF Reculer pour mieux faire sauter le service public

Après le sommet de Barcelone, la France s’est félicitée du délai d’un an supplémentaire sur l’ouverture des marchés de l’énergie.

Au nom “du service public”, les deux têtes de l’exécutif français, MM. Chirac et Jospin, ont estimé de concert que le sommet européen à Barcelone des 15 et 16 mars a été “positif” pour la France et a conforté leur vision d’une ouverture “progressive et maîtrisée” des marchés de l’énergie. C’est une manière de masquer, en termes diplomatiques, le revirement de la position française sur un dossier très sensible en période électorale. Car la France s’est jusqu’à présent opposée à toute échéance précise sur la libéralisation du gaz et de l’électricité. Elle avait refusé tout accord dans ce sens en 2001 à Stockholm. Ce qui fait dire à Jean-Marc Biquez, chargé du secteur Europe à FO, qu’avec “cet accord, elle gagne seulement un an de répit par rapport à la date envisagée avant le sommet”. Pis, sur la question des consommateurs privés une clause prévoit un rendez-vous courant 2003 “sur d’autres mesures” et “à la lumière de l’expérience acquise”. En clair, il s’agira d’examiner les moyens de les inclure dans le champ de la déréglementation.

Cet éditorial n’est resté que quelques jours, chassé le 21 mars par un autre sujet : » Retraités Mobilisation contre la baisse du pouvoir d’achat ».

Constaté, toujours sur le même site, que F.O., qui fait bande à part sur la manifestation à Barcelone, commente ainsi l’événement (à comparer plus loin avec les commentaires CFDT)

Sommet Européen Manifestation à Barcelone

Jeudi, 100 000 personnes ont défilé à l’appel de la Confédération européenne des syndicats, l’occasion pour FO de mettre l’accent sur “la défense des services publics”.

À l’appel de la Confédération européenne des syndicats (CES), la manifestation “pour une Europe plus sociale” a rassemblé aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers de personnes (100 000 selon les organisateurs) à Barcelone où se réunira demain le sommet européen des Chefs d’État et de gouvernement. Présente dans le cortège avec un millier de manifestants, FO a choisi de mettre l’accent “sur l’aspect le plus urgent” c’est à dire “la défense des services publics”.

2.2/ CGT
Vu sur le site CGT (www.cgt.fr) un léger « relookage », avec l’inclusion d’une photo sur la page d’accueil, qui valorise le thème de la santé, à côté des Prud’hommes et de la préparation de « l’Euromanif » du 14 mars à Barcelone.

A noter parmi les communiqués de presse un portant sur :
- une déclaration sur la « Sécurité industrielle » : Et maintenant... des actes ! « Le constat effectué par la commission d’enquête de l’Assemblée Nationale sur la sécurité industrielle est sévère. Il recoupe largement les analyses et propositions de la CGT. Il confirme une réalité que les élus du personnel, les membres des CHSCT et les syndicats dénoncent depuis des années, sans être entendus.
Rejoignant la CGT, la Commission d’enquête affirme que la France est un pays où il est possible de concilier les exigences de la production industrielle avec un haut niveau de sûreté. Pour atteindre cet objectif, le rapport avance 90 propositions cohérentes, précises et motivées ... »

2.3/ CFTC
Vu sur le site de la CFTC (www.cftc.fr) deux dossiers repris par d’autres sites , mais après la CFTC qui a « tiré la première » : Une adresse aux candidats à la présidentielle :
- La CFTC interpelle les candidats à l’élection présidentielle
- La CFTC s’adresse aux candidats pour qu’ils prennent en compte les attentes des salariés dans leur aspiration à mieux vivre.

Un dossier sur les femmes au travail :

- Mobilisation générale : mieux vivre au féminin !.
- La France a un goût prononcé pour les révolutions, les changements brutaux et les affrontements. Et pourtant, il y a un domaine les transformations se font avec lenteur, c’est celui de l’égalité homme-femme....
- Faire progresser la cause des femmes au travail
- Refuser que les femmes soient des variables d’ajustement du marché du travail. Ce dossier propose de décliner au féminin le programme de la CFTC. Harmoniser les temps de vie, accèder aux postes à responsabilité, être pleinement actives dans les entreprises...

... Et un commentaire sur l’euro manifestation(il n’y a que le MEDEF et la CGC qui n’en parlent pas sur les sites français) :
- Euro manifestation, Barcelone, 14 mars 2002. Les syndicats européens réclament une "Europe sociale"A l’appel de la Confédération européenne des syndicats (CES) et derrière une banderole affirmant "Plus d’Europe, oui - Avec le plein emploi et des droits sociaux", la manifestation -60.000 personnes- a réuni notamment des militants venus d’Espagne, de France, du Portugal, de Belgique et du Royaume-Uni... »

2.4/ CFE-CGC
Vu ... tout à fait autre chose sur le site de la CFE-CGC (www.cfecgc.org), Un édito du président intitulé :
« Une année décisive : L’année 2002 est celle de l’encadrement pour la CFE-CGC. Jean-Luc Cazettes explique pourquoi les mois qui viennent seront cruciaux pour l’avenir de la Confédération tout entière avec l’échéance prud’homale du 11 décembre 2002.. », édito renforcé par un autre dossier :
« 2002 : l’année de l’encadrement : Les défis de l’encadrement : l’évolution de l’entreprise et du management ; l’évolution des fonctions de cadres et d’encadrement ; l’évolution des rapports entre le "politique" et la "société civile"...
A noter aussi, le dossier « La réduction du temps de travail du personnel d’encadrement : un dossier inachevé »

2.5/ CFDT
Vu sur le site CFDT (www.cfdt.fr) deux sujets inédits ailleurs :
- « Allemagne : des salaires plus élevés pour doper la croissance Les négociations salariales annuelles s’ouvrent en Allemagne. Les syndicats demandent 6,5 % d’augmentation. »
- « Jurisprudence : les pouvoirs de l’expert dans un groupe international La Cour de cassation vient de confirmer le périmètre d’investigation du comité d’entreprise dans un groupe international. »

Notez l’édito de février de Jean-François Trogrlic, secrétaire national (mis en ligne le 14 février 2002) qui sacrifie lui aussi au sujet à la mode, la : Mondialisation : confronter pour réguler
... thème conforté par deux gros pavés plus récents (18 mars) et illustrés sur Barcelone :

« Plus d’Europe, oui,
avec le plein emploi et les droits sociaux. »

À la veille du conseil européen de Barcelone, 100 000 syndicalistes demandent plus d’Europe sociale.

De la place Urquinaona, dans le centre historique de Barcelone, au parc de la Ciutadela en bord de mer, les syndicalistes européens réunis à l’appel de la Confédération européenne des syndicats (CES) ont eu à cœur de faire entendre leur revendication principale : « plus d’Europe, oui, avec le plein emploi et les droits sociaux. » (...)

Objectif plein emploi à Barcelone
- Cinq organisations françaises manifesteront leur attachement au développement de l’emploi en Europe, le 14 mars à Barcelone.
(...) À cet effet, cinq organisations françaises (la CFDT, la CGT, la CFTC, la CGC ainsi que l’Unsa) ont rédigé une déclaration commune. Elles tiennent à réaffirmer leur attachement aux objectifs de plein emploi de qualité définis à Lisbonne. Dans cette perspective, elles souhaitent « qu’un véritable rééquilibrage entre les domaines économique et social soit réalisé ». Ceci implique, « de ne pas laisser l’Union tributaire de la croissance mondiale et, pour cela, de stimuler la consommation et les investissements, en faveur de l’emploi de qualité pour toutes et tous. Dans cette perspective, écrivent les organisations, des garanties doivent être adoptées en faveur d’une réelle égalité entre les hommes et les femmes ».
Pour les syndicalistes, le Pacte de stabilité et de croissance « doit servir de fondement à la préparation et à la mise en œuvre de mesures économiques favorables à l’emploi et à une meilleure répartition des richesses. Un réel effort doit être fait pour développer la formation et l’apprentissage tout au long de la vie ainsi que pour maintenir et créer de nouveaux emplois ». En particulier l’emploi des jeunes qui doit apparaître dans les priorités.
Par ailleurs, les quatre confédérations ainsi que l’Unsa s’alarment de la volonté affichée par la présidence espagnole d’accélérer le processus de libéralisation des services publics. Elles demandent que soit toujours pris en compte l’objectif de cohésion sociale.
Pour ces raisons elles répondront « de manière appropriée » à l’appel des organisations syndicales espagnoles et de la CES à manifester le 14 mars à Barcelone, où elles feront entendre leurs propositions « en faveur de la démocratie et de la justice sociale ».

Autre sujet vu sur le site : un calendrier en 21 points, dont le choix est intéressant, de l’année passée :

« 2001, l’année sociale au fil des mois Refondation, plans sociaux, accords nationaux, rassemblement PME, manifestation européenne, douze mois en 21 séquences. »

Enfin, un entretient avec Nicole Notat sur le :

45ème congrès : « Un programme ambitieux pour un nouveau contrat social »

2.6/ Confédération paysanne
Vu sur le Site « relooké » de la Syndicat pour une agriculture paysanne et la défense de ses travailleurs (http://www.confederationpaysanne.fr) les livraisons de son mensuel « Campagne solidaire » en ligne de mai 1999 à janvier 2002. Le dernier numéro porte sur l’inculpation de José Bové, à propos de laquelle il faut noter la discrétion dont font preuve, mis à part la CGT, les autres organisations :

« Procès D’ARRACHE-PIED : À Montpellier, le 20 décembre, les juges de la Cour d’appel ont rendu leur verdict, c’est-à-dire leur vision étroite, dans l’affaire des plants de riz transgénique du Cirad détruits lors d’une manifestation citoyenne à laquelle participait aux côtés de paysans indiens, la Confédération paysanne. José Bové, René Riesel, Dominique Soullier jouaient ici les têtes de turc. »

2.7/ CSR, Gauche communiste révolutionnaire et R@S>
A voir un autre site « relooké » celui du C.S.R. (
http://perso.wanadoo.fr/csr/) (Passé de « Comité » à « Courant Syndicaliste Révolutionnaire »), qui met en ligne quelques articles autour du thème traditionnel : « La lutte ! Ce ne sont pas des sourires, des mains serrées...ou des ronds de jambes, en prétendant appartenir à la caste des « partenaire sociaux » mais des actions concrètes, directes et permanentes pour défendre les intérêts des exploités. »

De même que le site de la Gauche Communiste Révolutionnaire, (www.multimania.com/gauchecommuniste/) lui aussi relooké, pose la question : Y a-t-il un candidat communiste dans la présidentielle ? et y répond en trois points (thèse ’ antithèse ’ synthèse) :
- Le programme du MEDEF
- Le programme d’un candidat anti-MEDEF
- De l’audace, camarades, de l’audace !

Relooké aussi, le site du R@S.(http://www.ras.eu.org/) On lit sur la page d’accueil : Créé en avril 1996, le R@S s’est donné comme but de permettre aux associations progressistes, aux syndicats, aux organisations de citoyens, de communiquer au moyen des réseaux informatiques, notamment Internet. Notre vision est celle d’un Internet pour les citoyens, qui soit un outil de communication et de lutte et pas de télé-achat.
Depuis, plusieurs dizaines d’organisations associatives, syndicales ou politiques nous ont rejoint. De nombreuses listes de diffusion, d’informations ou de débats, sont hébergées par R@S, ainsi que de nombreux sites Web.
Ces outils ont permis de coordonner des luttes comme celles des Marches Européennes contre le chômage et l’exclusion, des actions comme celles d’ATTAC, ou du Mrap.

2.8/ UIMM
Relooké encore, le site de l’UIMM (www.uimm.fr) avec une très jolie page d’accueil. Au sommaire de la dernière livraison de son mensuel « Actualité » :

LA NOUVELLE CRAINTE DU CHÔMAGE
- conjoncture internationale : lueurs d’optimisme
- conjoncture française : dérive budgétaire
- emploi : 149 000 demandeurs d’emploi de plus en huit mois : la France au deuxième rang du chômage européen
- situation sociale : la cohésion sociale aux urgences
- politique salariale : pouvoir d’achat, coûts salariaux et salaires nets
- accord du 3 janvier 2002 : dans la métallurgie sur le travail de nuit
- congrès exceptionnel du Medef : Lyon - 15 janvier 2002

2.9/ Medef
Vu sur le site du Medef, (www.medef.fr) qui lui n’a pas changé d’apparence, les communiqués suivants : Grève de la TVA : l’exaspération d’une profession Ernest-Antoine Seillière était l’invité du journal de la mi-journée d’Europe1 le 19 février 2002. Interrogé sur l’action initiée par l’UMIH (Union des métiers de l’industrie hôtelière) en ‘grève illimitée de TVA’, le président du MEDEF a souligné " que cette action marque l’exaspération d’une profession face à une fiscalité complexe et injuste ". Autres sujets abordés au cours de l’interview : les chiffres de la Sécurité sociale et le coût des 35 heures.
Pour un quinquennat de la réforme
" Le prochain quinquennat devra être celui de la réforme, du changement et de l’adaptation de notre pays. Le glissement constaté de la France doit être enrayé " a estimé le président Seillière.
Le Gouvernement se rallie enfin aux prévisions conjoncturelles du MEDEF
Le MEDEF regrette que le gouvernement ait tant tardé à réviser sa prévision de croissance. Chacun sait que le budget 2002 repose sur des hypothèses erronées qui se traduiront par de moindres recettes fiscales et un creusement des déficits. Les comptes sociaux seront eux aussi dégradés. Le MEDEF rappelle qu’il a informé les pouvoirs publics du ralentissement économique dès le printemps 2001.

3/ Ailleurs en Europe

3.1/ Vu sur le site de la CES

(JPEG)

100.000 syndicalistes européens ont manifesté à la veille du Sommet dans les rues de Barcelone pour une Europe sociale. A 15h30, lors du Sommet Social (au Palau de Congresos), une délégation de la CES a rencontré la Troïka de l’UE (les Premiers Ministres José Maria Aznar, Anders Fogh Rasmussen et Costas Simitis), le Président de la Commission européenne Romano Prodi, et la Commissaire Européenne chargée des Affaires sociales Anna Diamantopoulou.

3.2/ Pas vu grand chose sur le sujet sur les sites des syndicats espagnols, beaucoup plus discrets sur l’euro manif , pas plus que sur les sites des syndicats italiens, allemands, anglais, hollandais, qui ne l’évoquent pas du tout :

Seul le site de la CCOO émet quelques lignes, sobres :

LOS SINDICATOS, LAS ONGs SOCIALES Y ECOLOGISTAS EUROPEAS CRITICAN LA EXCLUSION DE LAS CUESTIONES SOCIALES Y MEDIOAMBIENTALES EN LA CUMBRE DE BARCELONA Jueves 14 de marzo de 2002, 17:50. Comisiones Obreras
La Confederación Europea de Sindicatos, la Plataforma Social y el European Environmental Bureau- BEE han mostrado su disgusto en relación con la forma en que se ha desarrollado la Cumbre de Barcelona. Las tres organizaciones han comunicado este sentimiento a los representantes del Parlamento Europeo, la Comisión y la Presidencia Española en la Conferencia conjunta que celebran hoy en Barcelona.

3.3/ Vu par contre ... ce sujet fortement traité sur les sites des syndicats belges :

(JPEG)Sur le site de la CSC :
CONSEIL EUROPÉEN DE BARCELONE Le Conseil européen des 15 et 16 mars à Barcelone a été précédé par une Euromanif dont la Confédération européenne des syndicats (CES) a pris l’habitude. 40.000 participants étaient attendus à la veille des réunions officielles des chefs d’État et de gouvernement européens pour rappeler que l’emploi reste leur préoccupation première.
La stratégie de développement durable était le thème officiel de ce Conseil, le premier de la présidence espagnole de l’Union européenne.
Le Sommet de Laeken, auquel pour la première fois étaient associés les "partenaires sociaux" européens avait été précédé d’une Euromanif, le 13 décembre 2001 à Bruxelles. Lors de cette maxi-manifestation, aux marches du Palais, l’Europe sociale avait donné de la voix et avait apparemment été entendue. Depuis, l’eau a coulé sous les ponts. La coalition des chefs d’État les plus conservateurs de l’Europe
- MM. Aznar, Blair et Berlusconi -, influence nettement les orientations de la politique économique européenne. Cette tendance politique suggère tout simplement de réduire les impôts d’1% supplémentaire et d’accompagner cette mesure de coupe dans les dépenses publiques, ce qui pour les syndicats européens est inacceptable !

40.000 manifestants

Les syndicats européens ont donc une nouvelle fois mobilisé leurs membres pour rappeler aux dirigeants politiques que l’emploi reste l’objectif prioritaire pour les 18 millions d’Européens privés de travail. Comme l’a rappelé Emilio Gabaglio, le secrétaire général de la CES, "l’objectif stratégique du Sommet doit consister à évaluer si le dosage général des politiques permet de renforcer le dynamisme, la compétitivité, la cohésion, le progressisme écologique et le plein emploi !". Il ne s’agit évidemment pas d’opposer écologie durable et emploi. Mais la CES a appris qu’un document de la Commission portant sur l’écologie allait être présenté au Sommet, mais qu’il fera l’objet d’un document distinct, et qu’il ne sera pas discuté par les partenaires sociaux. C’est contraire à ce qui avait été prévu à Laeken en décembre dernier. Pourquoi les ministres de l’Emploi n’ont-ils pas été autorisés par la présidence espagnole à participer aux débats de Barcelone, comme l’avait demandé la Belgique ? Poser la question est peut-être y répondre. L’aspect social cède, une fois encore, le pas à la politique économique et même macroéconomique.

Défendre les services publics

Mais pour que l’Europe puisse se remettre en selle, il faudra tenir compte de la conjoncture économique nettement moins favorable aujourd’hui. Il convient également de répondre de manière satisfaisante à la crainte de voir certaines propositions libérales porter préjudice à la qualité des services publics. En revanche, en cette période de crise économique, le Sommet de Barcelone pourrait envoyer un message fort aux citoyens, comme aux diverses institutions européennes pour prouver l’importance que l’Union européenne accorde à l’apport d’un travail décent pour tous et à la réduction de la pauvreté et aux injustices sociales. Pour E. Gabaglio, "il est inacceptable que la qualité de l’emploi ne soit pas explicitement mentionnée dans le Rapport de synthèse du Conseil de Barcelone. À mes yeux, chercher à améliorer la qualité de l’emploi contribuera grandement à rendre le développement plus durable, d’un point de vue économique, social et environnemental". Pour le dirigeant syndical, la réforme des prestations sous condition de ressources devrait être examinée dans un contexte de promotion de la cohésion sociale et non comme un moyen d’accroître les incitations au travail. Ou plutôt, l’imposition de sanction pour non-travail. En réalité, il serait préférable de veiller à ce que les politiques du marché du travail favorisent l’intégration sociale !

Sur le site de la FGTB :
(JPEG)Actions - 14 Mars 2002 EUROManifestation BARCELONE
La FGTB, le syndicat socialiste belge compte 1.200.000 adhérents et participe à la manifestation du 14 mars 2002

La FGTB manifeste en faveur d’une Europe plus sociale qui
- garantit et améliore la protection sociale des travailleurs et des demandeurs d’emploi
- étend les droits des travailleurs et des travailleuses dans les entreprises
- poursuit l’objectif de l’égalité hommes - femmes
- améliore les conditions de travail, la santé et la sécurité sur les lieux de travail
- lutte contre la pauvreté, l’exclusion et toute forme de discrimination
- développe des services publics de qualité, accessibles à tous
- assure un emploi de qualité pour tous.

La FGTB manifeste en faveur d’une Europe plus solidaire

Nous ne sommes pas des antimondialistes, mais nous voulons une autre mondialisation, basée sur la justice sociale, le respect des droits de l’homme et le vrai développement des peuples.

LA FGTB manifeste en faveur d’une Europe plus démocratique
- les institutions européennes doivent devenir plus démocratiques, plus transparentes et plus efficaces
- les droits sociaux et syndicaux doivent être mieux garantis.

Manifester à Barcelone :
une évidence pour la FGTB

Les avancées sociales prudentes réalisées sous la présidence belge sont mises en cause par l’axe Aznar-Blair-Berlusconi.Pour ces dirigeants politiques, les réformes structurelles du marché européen (lisez privatisations) et la flexibilité des travailleurs doivent occuper une place centrale.Ils plaident aussi pour la suppression des allocations sociales basées sur le principe de l’assurance et pour l’instauration de l’assistance sociale après examen des moyens de subsistance. La FGTB oppose un NON catégorique à ces propositions. Nous voulons une autre Europe, une Europe qui soit à l’écoute des travailleurs et des travailleuses.

3.4/ Vu ... un relookage complet du site ATTAC(www.attac.org) qui est beaucoup plus organisé, et donc facile d’accès, On y trouve de nombreux commentaires sur Porto Alegre

DECLARATIONS FINALES des mouvements sociaux Porto Alegre II

Appel des mouvements sociaux
Résistance au néolibéralisme, à la guerre et au militarisme : pour la paix et la justice sociale Et, sur la page ’courriel d’information " Grain de sable "plusieurs communiqués brefs et variés qui valent le détour.

3.5/ Allemagne
Vu sur le site du DGB (www.dgb.de) un dossier sur le résultat des négociations salariales pour l’année écoulée :Ergebnisse der Tarifrunde 2001 (18.03.2002) Tariferhöhungen zwischen 1,1 und 6,1 Prozent

Le site IGMetall(www.igmetall.de) n’a pas résisté à cette frénésie de "relookage ", pour présenter des communiqués très centrés, comme d’habitude, sur des questions d’accords d’entreprise ou des préoccupations professionnelles.

3.6/ OCDE - CSC
Enfin, trois communiqués sont notables sur le site de la CSC (www.tuac.org) :

Trade Unions Press Positions at New York Davos and Porto Alegre Gatherings

TUAC representatives were part of the international trade union team pressing for action on social concerns that were high up the agenda of the New York Davos World Economic Forum and the parallel Porto Alegre World Social Forum.

Trade unionists from international bodies and national unions stressed that it was urgent to globalise social justice and build workers’ rights into the trading system. They warned that failure to tackle these issues could mean the recurrence of behaviour similar to that shown by Enron, and the repetition of financial collapse on a national scale similar to what happened in Argentina. TUAC General Secretary John Evans in New York and adviser Roy Jones in Porto Alegre were participants in a number of panels at the two meetings. A common international trade union position was presented to both forums which agreed that "the world cannot in realty divided into those who are for globalisation and those who are against it". It called for a world where "corporations respect the rights of their workers and unions." (...)

TUAC Working Group on Economic Policy to meet in Washington

Global economic issues and prospects, the future international financial architecture, as well as a review of a draft trade union statement to the G8 Labour Ministers meeting in Montreal on 25 to 27 April 2002 — these are among the main items for the forthcoming meeting of the TUAC Working Group on Economic Policy in Washington on 28 February -1 March. The two-day meeting, which concludes with a preliminary discussion on the trade union statement to be given to the OECD Ministerial meeting and the G8 Kananaskis Summit (in May - June 2002), is to be held at AFL-CIO headquarters in the US capital. The working group will also have an open panel on the policy implications of the Enron collapse with Jeff Faux of the Economic Policy Institute and Ron Blackwell of the AFL-CIO as speakers. The item on International Financial Architecture includes a progress report on global unions work with the IMF and World Bank, a set of trade union proposals for reform, an assessment of the Argentine crisis, followed by consultations with IMF officials. The meeting concludes with a review of the economic situation in the main OECD regions (North America, Europe and Japan).

Visit the World Trade Union Movement’s Web Site http://www.global-unions.org

Global Unions, the global union website, jointly owned and run by the international trade union movement, was launched in 2000. Global Unions is run by 14 trade union organisations - the ICFTU, the International Trade Secretariats, the European Trade Union Confederation and the TUAC. Global Unions means that people using the internet can find up-to date information on what is happening in the international trade union scene from a single site. It is also constructed so that internet users can see what all the trade unions are saying on a particular subject. As well as giving the range of trade union views on a single site, Global unions is designed as an aid to trade union activists on how to get involved, as well as giving people working inside trade union organisations the most up-to date news on what is happening. It also sends a clear message to the media on the current thinking, campaigns and concerns of the international trade union movement, as a united force, or as individual organisations.

3.7/ Suisse
Enfin, vu sur un site suisse - non syndical - cette affiche sur le " non aux 36 heures " qui l’a emporté massivement lors de la dernière votation ; les Suisses continuneront de vouloir travailler 41,8 heures en moyenne par semaine, ce qui les met second au classement derrière les Britanniques.

(JPEG)


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