L'expert des relations

sociales et syndicales

Quelle rentrée sociale 2022 ? 



Une journée d’actualité sociale

organisée par l’IST à Paris le mardi

25 octobre 2022

Le mot incertitude caractérise la rentrée 2022 : incertitudes politiques, incertitudes économiques, incertitudes sociales.

Les discours sont souvent ceux de l’inquiétude : risques environnementaux, risques de pénurie, craintes sur le pouvoir d’achat.

Pour autant, l’activité économique renoue avec la croissance et l’emploi est en nette amélioration. Pour l’instant tout au moins.

Que peut-on prévoir ? Vers où va l’économie ? Comment gérer les revendications salariales ? Comment le climat social peut-il lui-même évoluer ? Les syndicats sont-ils toujours capables de conduire la grogne sociale ?

Dans les entreprises, quels points de veille établir ? Quelles actions déployer ?

La journée du mardi 25 octobre 2022 permettra, avec votre concours actif, de faire le point et d’anticiper.

M. Pierre-André IMBERT, secrétaire général adjoint de l’Elysée, exposera les lignes-force des réformes gouvernementales à venir.

M. Frédéric SOUILLOT, secrétaire général de Force ouvrière, apportera son regard sur l’actualité et sur l’évolution des relations sociales.


Avec Messieurs Gilles Koléda, économiste, Université de Tours, et Bernard Vivier, Institut supérieur du travail


 intervenants

Formation professionnelle : le nouveau défi de la refondation sociale

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Un an après son lancement, la refondation sociale affiche un premier bilan en demi-teinte.

La refondation sociale affiche un bilan plutôt modeste au terme d’un an de négociations : deux accords seulement ont été signés, les délais - présentés au départ comme impératifs - n’ont pas été tenus et Force ouvrière n’a pas rejoint les signataires. De plus, l’année 2000 s’est achevée sur un échec dans le dossier des retraites complémentaires, les syndicats retrouvant même une certaine unanimité pour manifester leur opposition aux conséquences possibles de ce désaccord pour les retraités et préretraités.

Pourtant rien n’est joué. La refondation continue. Les négociations vont se poursuivre sur cinq des huit chantiers initialement prévus, et sans doute même six, les partenaires sociaux pouvant difficilement se satisfaire de leur échec sur les retraites complémentaires.

Parmi ces différents thèmes de négociation, s’il en est un qui focalisera les attentions en ce début d’année et pourrait même être décisif pour l’avenir de tout le processus de refondation sociale, c’est celui de la réforme de la formation professionnelle.

Plutôt technique en apparence, ce dossier recèle en effet de multiples enjeux.

À commencer par celui de l’adaptation des emplois peu qualifiés à l’évolution rapide de l’appareil de production de notre pays exigée par la compétition internationale. Le paradoxe d’un taux élevé de chômage alors que les entreprises peinent aujourd’hui à recruter le personnel nécessaire est à cet égard révélateur d’un dysfonctionnement non seulement dans l’organisation de la formation initiale en France, mais aussi d’une insuffisance de la formation professionnelle continue.

Par ailleurs ce dossier constitue, au sein de la délégation patronale, un test important de la capacité du Medef et de la CGPME à s’accorder sur des principes clefs de la refondation comme les rôles respectifs de la branche professionnelle et de ses organismes par rapport à l’entreprise et aux négociations à ce niveau.

Il permettra également de vérifier dans quelle mesure, après le départ de Martine Aubry, les partenaires sociaux et le gouvernement ont retrouvé la capacité de discuter sur leurs prétentions respectives à réguler les relations sociales. En effet, comme pour le dossier de l’assurance chômage, il n’est guère envisageable que les partenaires sociaux puissent s’accorder sur une réforme de la formation professionnelle sans se soucier des adaptations législatives nécessaires et des implications de l’Etat en la matière, sous peine d’un nouveau blocage.

Enfin, la réforme de la formation professionnelle soulève de nombreuses questions à l’heure d’une mobilité accrue du personnel, celle d’un droit transférable du salarié à la formation ou celle du co-investissement par exemple. Les résoudre exigera certainement des organisations syndicales comme des organisations professionnelles de dépasser nombre d’habitudes et de principes anciens. De leur capacité ou non à innover ensemble sur ces sujets dépendra leur crédibilité et donc leur légitimité concrète à revendiquer un retour à davantage d’autonomie par rapport à la tutelle de l’Etat.

Sur Europe 1 le 01 mai 2022
« Le quinquennat sera-t-il social ? »

2021 12 16 BFMTV

Sur France Info TV le 28 avril 2022
« 1er mai : que représentent les syndicats en France ? »

 202205 001a

 

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