L'expert des relations

sociales et syndicales

Quelle rentrée sociale 2022 ? 



Une journée d’actualité sociale

organisée par l’IST à Paris le mardi

25 octobre 2022

Le mot incertitude caractérise la rentrée 2022 : incertitudes politiques, incertitudes économiques, incertitudes sociales.

Les discours sont souvent ceux de l’inquiétude : risques environnementaux, risques de pénurie, craintes sur le pouvoir d’achat.

Pour autant, l’activité économique renoue avec la croissance et l’emploi est en nette amélioration. Pour l’instant tout au moins.

Que peut-on prévoir ? Vers où va l’économie ? Comment gérer les revendications salariales ? Comment le climat social peut-il lui-même évoluer ? Les syndicats sont-ils toujours capables de conduire la grogne sociale ?

Dans les entreprises, quels points de veille établir ? Quelles actions déployer ?

La journée du mardi 25 octobre 2022 permettra, avec votre concours actif, de faire le point et d’anticiper.

M. Pierre-André IMBERT, secrétaire général adjoint de l’Elysée, exposera les lignes-force des réformes gouvernementales à venir.

M. Frédéric SOUILLOT, secrétaire général de Force ouvrière, apportera son regard sur l’actualité et sur l’évolution des relations sociales.


Avec Messieurs Gilles Koléda, économiste, Université de Tours, et Bernard Vivier, Institut supérieur du travail


 intervenants

Guesde, Jaurès, Mitterrand, Hollande

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En écho à notre article précédent (« Le parti socialiste a-t-il cent ans ou cent vingt cinq ans ? »), nous publions ici l'analyse de M. Jacques Attali, ancien conseiller entre 1981 et 1991 de François Mitterrand, sur les racines du Parti socialiste.

C’est une date bien arbitraire que le Parti socialiste choisit pour fêter son centenaire. Il aurait pu tout aussi bien célébrer l’anniversaire des congrès de 1971 à Epinay, où il a pris son nom, ou de Tours en 1920, où Léon Blum décida de ne pas suivre la majorité du parti, qui venait, en fondant le Parti communiste, d’adhérer à la IIIè Internationale, dirigée par Lénine. En décidant de remonter plus loin et de choisir l’épisode de la salle du Globe, où Jaurès prit le pouvoir, le Parti socialiste fait un choix plein de sens. Car cette date n’en est qu’une parmi d’autres, d’une longue liste qui commence dès la Révolution française, se continue avec celle de 1848, se prolonge avec les martyrs de la Commune de 1871 et avec le retour des premiers proscrits en 1877.

De fait, le parti qui, de changement de nom en changement de nom, deviendra l’actuel Parti socialiste est celui que fonde en 1878 Jules Guesde, assisté de Paul Lafargue, sous le nom de « Fédération des travailleurs socialistes de France ». En 1882, les guesdistes quittent la fédération et créent le « Parti ouvrier français » (POF). Vingt ans plus tard, le POF donnera le « Parti socialiste français » et le « Parti socialiste de France ». La date de naissance officielle du PS aurait donc dû être 1878 ou 1971. Plus crûment dit : le fondateur du Parti socialiste, c’est Jules Guesde ou François Mitterrand, pas Jean Jaurès.

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Pourquoi, alors, ce choix ? Guesde évolua de l’anarchisme vers le marxisme. Paul Lafargue, le gendre de Marx, alla vers l’anarchisme, avec son extraordinaire Eloge de la paresse. A côté de Guesde et de Lafargue apparurent Vaillant, Millerand et Jaurès, qui refusa la dictature du prolétariat et le rôle d’avant-garde du parti, prôna une pratique réformiste et se mêla de l’affaire Dreyfus, alors que Guesde, révolutionnaire intransigeant, convaincu, lui aussi, de l’innocence du capitaine, soutenait que « le parti » n’avait pas à s’impliquer dans un conflit interne à la bourgeoisie. Et c’est dans « le parti » qu’eut lieu, un soir de novembre 1900, entre Jaurès et Guesde, devant 8 000 personnes rassemblées dans un silence religieux sur l’hippodrome de Lille, le débat majeur sur les « deux méthodes » possibles pour changer la société, la réforme ou la révolution. Il fallut que la IIè Internationale, voulue par Engels, intime aux Français l’ordre de s’unir pour que, en 1904, un congrès assure cette union sous la tutelle de Guesde, bientôt remplacé par Jaurès dans ce qui devint l’année suivante la Section française de l’Internationale ouvrière.

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François Mitterrand

En se coupant ainsi de ses racines plus anciennes, plus radicales, en faisant de Jaurès le fondateur du socialisme en France, en voulant se donner l’image du réformiste contre sa réalité révolutionnaire, le Parti socialiste prend le risque de réduire son identité à une histoire d’appareil, sans s’inscrire dans la longue durée de l’histoire de France, oubliant tous les morts de 1848 et de 1871 au profit d’un seul, de 1914. En n’assumant pas les colères du passé, il risque de ne pas comprendre celles de l’avenir.

Sur Europe 1 le 01 mai 2022
« Le quinquennat sera-t-il social ? »

2021 12 16 BFMTV

Sur France Info TV le 28 avril 2022
« 1er mai : que représentent les syndicats en France ? »

 202205 001a

 

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