L'expert des relations

sociales et syndicales

 

colloque

 

Le fait religieux en entreprise

 

L’Institut supérieur du travail, en association avec le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) organise une séance d’actualité

 

Lundi 18 octobre 2021

13h30 à 18h00

à Paris, Palais du Luxembourg


Programme
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Le travail, le mot et l’image (1)

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Le mot travail est associé à l’idée de peine, de souffrance. Il contient aussi un sens plus positif de réalisation d’une œuvre, d’un ouvrage qu’exprime alors le mot latin opus.

On trouvera ci-après l’origine du mot, raconté par Jean Pruvost, lexicologue et universitaire réputé, pour qualifier la dureté du travail humain.

 

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- 1. D’où vient le mot « travail » ? -

Jean Pruvost est l’auteur de nombreux travaux de recherche et ouvrages sur l’origine et le sens des mots. En trente ans, il a plus de 4000 chroniques radiophoniques, tout particulièrement sur France inter, Mouv’, France Bleu et RCF.

On trouvera ici, avec l’aimable autorisation de RCF, sa chronique du 1er septembre 2021 sur le mot « travail ».

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Jean Pruvost

 

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Étymologiquement, on l’a déjà souvent signalé de manière provocatrice, le travail commence très mal.

Je vais peut-être surprendre en disant que lorsque nos enfants et petits-enfants, évoquent les travails de la ferme ou de la maison au lieu des travaux, c’est certes une erreur dans le contexte, mais le mot travails au pluriel avec un s existe bel et bien.

Pour le comprendre, il nous faut remonter à l’origine étymologique du mot travail qui n’est autre que le trepalium, qui en bas latin désigne un ensemble de trois pieux servant à attacher les prisonniers. D’où le latin tripliare qui signifiait torturer, et en ancien français travailler c’est battre, blesser, tourmenter, que l’on retrouve dans cette expression encore en vigueur, travailler au corps quelqu’un.

On garde aussi l’idée de souffrance dans ce qu’on appelle le travail de l’accouchement ainsi dénommé parce qu’il peut être douloureux. Et de manière plus douce, travailler un cheval c’est le forcer peu à peu à obéir, et pour finir, on peut être travaillé par l’idée, par exemple qu’on a trop de travail ! Et donc le travail en tant qu’ensemble de trois pieux qui finalement définira l’appareil permettant d’attacher les chevaux pour les ferrer sans prenne un coup de sabot peut bénéficier d’un s au pluriel : de beaux travails en chêne massif.

Mais bien sûr ce travail qui nous passionne et qui a sa fête légale depuis 1947, passera par son pluriel correct, travaux. Ce qui n’empêche pas les humoristes de jouer sur les mots. Et je pense à Coluche qui déclarait faussement candide que le travail, c’est bien une maladie, puisqu’il y a une médecine du travail… Dans le même registre, je me souviens d’une définition de mots croisés pour faire deviner travail qui était entre pauses, sans oublier mon professeur de philosophie qui disait que notre devise devait être : « Travailler tout le temps sauf entre les repas. » Et d’ajouter, en fonction de la théorie qui dit que les organes qui ne travaillent pas disparaissent « vous ne serez bientôt plus qu’un estomac sur deux pieds ! » Heureusement que l’IST nous stimule pour éviter cette horrible sort !

image003    Écouter  RCF 1er septembre 2021

 

 


 - Un travail –

 

Un travail à ferrer – ou simplement travail – permet de maintenir et immobiliser bœufs et chevaux lors du ferrage. Ferrer – c’est-à-dire poser des fers sur un sabot d’animal – est un des travaux du maréchal-ferrant.

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Prochain article : Le travail, le mot et l’image (2) : Une image du travail : les raboteurs de parquet.

 

 

Bernard Vivier sur LCI, le 6 juillet 2021
« La réforme des retraites. Rentrée sociale: le feu sous la braise »

Sur France 2 au 20h du 2 mai 2021
«  1er mai : la CGT prise pour cible » 

 

 

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